Colonnes de fonte
Six colonnes d'origine, repeintes en gris atelier, jamais déplacées.

Un métier à tricoter dort encore dans la vitrine. Derrière, Salona sert une cuisine de l'Aube et ouvre six tables de cartes : des parties courtes, enchaînées comme des rangs, sans écran, sans mise, sans gain.

La ville a habillé la France pendant un siècle et demi : ateliers de bonneterie, bobines, métiers rectilignes derrière chaque porte cochère. Le numéro 15 en fut un, de 1902 jusqu'aux dernières commandes des années quatre-vingt.
Nous avons conservé la charpente d'atelier, les colonnes de fonte et deux caisses de bobines de bois. Un métier à tricoter reste en vitrine, immobile mais complet.
Le lieu accueille des adultes et rien d'autre : la salle et le salon forment un seul établissement, une pièce d'identité peut être demandée à tout moment.

Six colonnes d'origine, repeintes en gris atelier, jamais déplacées.
Deux caisses retrouvées au grenier, devenues l'éclairage du bar.
En vitrine, complet, arrêté depuis 1987, entretenu deux fois par an.
La carte tient sur six lignes. L'andouillette de la ville, classée cinq A par la confrérie, y reste toute l'année, grillée lentement et servie avec une moutarde montée à la maison.
Le reste bouge : chaource fermier affiné trois semaines, salade de lentillons de la plaine, poule au pot le vendredi, et un éclair du soir dont le parfum change selon ce que le pâtissier de la rue voisine a livré.
Au verre, nous versons la Côte des Bar : blancs de blancs de coteaux, rosés des Riceys, pinot noir tranquille. Dix références, changées chaque saison.

Deux entrées, deux plats, deux desserts, écrits à quinze heures.
Grillée vingt minutes, moutarde maison, servie tous les soirs.
Dix vins au verre, du coteau champenois au rosé des Riceys.






Le salon occupe l'ancienne salle des métiers, au fond de l'atelier. Six tables y sont posées sur le plancher d'origine, chacune avec sa lampe d'établi et son ardoise de points.
Le principe tient en une phrase : des parties courtes, enchaînées. On perd, on recommence, on change de table sans avoir attendu une heure. Les jetons comptent les points et n'ont aucune valeur marchande.
Rien ne s'achète, rien ne se gagne. Aucune somme d'argent ne circule entre les joueurs, et l'équipe interrompt toute partie où l'on tenterait le contraire.

Sans réserver, dans l'ordre d'arrivée, cinq joueurs au plus.
Se retiennent par téléphone pour un groupe déjà formé.
Le mardi, on apprend les règles en une heure, sans rien payer.
15 rue Émile Zola, 10000 Troyes
+33 3 25 73 51 08 · atelier@jeusalona.com
Mardi au samedi, 16h30 – 00h30
L'accès est réservé aux personnes de 18 ans et plus, salle à manger comprise, sans exception.
Les jetons servent uniquement à compter les points : ils ne s'achètent pas, ne se vendent pas et ne se convertissent en rien.
Aucune mise d'argent n'est acceptée entre joueurs, ni sur les tables ni au bar.
Une partie commencée se termine : on ne quitte pas la table au milieu d'un rang.
Le téléphone reste silencieux ; les appels se prennent devant la vitrine, dehors.
L'équipe cesse de servir de l'alcool à une personne visiblement fatiguée, et propose un taxi.
Un atelier de bonneterie tenait sur quatre gestes répétés sans erreur. Nous en avons gardé le principe : quatre règles simples, appliquées tous les soirs de la même façon.
Un appel après seize heures suffit : nous notons le nombre de couverts, l'heure et, si vous le souhaitez, une table côté vitrine.
Nous appelerMardi au samedi, 16h30 – 00h30
+33 3 25 73 51 08
L'ancienne bonneterie ne reçoit que des adultes, à table comme au salon du fond.
Rien ne se joue derrière un écran et pas un centime ne change de main : tout tient dans l'atelier de la rue Émile Zola.